Aoteraoa
Caprices d'une géographie intime.
Je ne sais plus exactement ce qui nous fit choisir la Malaisie.
Je ne sais pas tout à fait non plus ce qui nous fait continuer via la Nouvelle Zélande.
Tasman et la Baie des assassins, les Maoris, le capitaine Cook, ces oiseaux qui n'ont pas pris la peine de voler, kiwis et d'autres... Mieux que les aventures du club des cinq. Le bout du monde. Peut-être.
Secouée encore de tremblements, Christchurch est froide, battue par les vents, triste, son centre interdit, les maisons balayées ou éventrées sporadiquement. Difficile de comprendre pourquoi l'une a tenu tête et pourquoi l'autre abdiqua. Difficile a comprendre en général. Aléatoire. Quasiment cruel.
Garder de ce transit, le cœur gros des vieux frères qui tiennent l'auberge, gros de peine et de gentillesse. Plus un arc en ciel aperçu de la jetée alors que le vent, la pluie cinglent, et cette impression de pouvoir s'envoler.
Étrange de commencer par une ville qu'il faut fuir.
Une fois passée l'indigestion de Fish and Chips et les préparatifs, nous partons. Nous: Fatiha et moi, Thomas en sus. Triangulaire temporaire. Il m'est indécent de crever trop longtemps leur intimité retrouvée. Et inversement.
Automne. Rouges et jaunes colorent les arbres. Pluies intermittentes. Fraîcheur.
L'idée du camper-van est remisée à d'autres printemps. Néanmoins, dès que je prendrai le volant (d'une simple voiture) et les routes à l'envers, un sentiment puissant de liberté surgira. Il est grisant d'être maitresse des trajectoires, de traverser de tels paysages.
Christchurh – Hanmer Spring. Village perché au milieu des montagnes.
Quelques 200 km plus loin.
La brume ne nous empêchera pas d'atteindre un sommet (j'aurai aimé laisser un pluriel).
Le Mont Isabel. Cascades. Sous-bois. Bushs. Neige.
Souvent, me vient à l'esprit Brocéliande. Je ne me l'explique toujours pas. Le souvenir est un mythe.
Mais il y a ces « barbes de vieux » poussant sur des branches et des troncs noirs. Mutant végétal suçant l'arbre (de vie). Du lichen. La symbiose d'une algue et d'un champignon me fascine.
Mais il y a cette forêt qui semble survivre à la foudre, aux feux, aux hommes.
Mais il y a cette forêt surgis de temps immémoriaux.
Et puis les sources. Nager longtemps puis tremper dans des eaux tièdes et médicinales.
Partir un peu neuve, un peu moins ridée. Continuer sur des envies d'eaux, soient-elle froides. Kaikoura, ou l'on ne verra ni baleines, ni dauphins, sinon des colonies d'albatros.
Reprendre la route, des routes. Les aimer encore.
Reprendre la route, des routes. Les aimer encore.
Aaaah!! Trop chouette de voir un petit article sur la NZ!!! J'espère que l'ile aura de quoi vous donner envie de revenir!
RépondreSupprimerGros bisous de la belge de Hanmer!!
Peggy
It really rocks. I'm just in love with New Zealand. In the North Island now. JC, I promess that I will give more details about the temporarary triangle shaped, how I met a Chilian guy lost in the sound, how I meet up with Fatiha again. The sun shines. Tongario and the volcans this morning.... JC again, and Ohoto too, we are reaching Fiji the 10th of April... If you dare to share a part of paradise with us.... You're very welcome!
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