Prendre le ferry pour Wellington, regarder s'éloigner les fjords, léchés de soleil.
La capitale mouchoir de poche en courte étape. En dépit du week-end et de la motivation d'Alex, j'aurai, tout comme Fatiha, perdu goût à la vie nocturne.
Citadines métamorphosées, passées en mode diurne ; aspirant davantage à d'inédits paysages qu'au mimétisme des foules. Alors, oui, notre samedi soir manquera sûrement de folie. Dimanche, nous contemplerons la ville des hauteurs de Victoria Mont. Au loin. Et point. L'urbanité fait repoussoir.
Nos masculins repartis...
Assouvir sa passion pour les routes en lacets, caresser à nouveau le volant.
Sur Whanghanui River Road, croiser un lapin, un chamois, un chasseur le filant mal, des grenouilles, des chevaux, d'éternels vaches et moutons et très peu de moteurs.
Ohakune, terre de carottes. Dormir et cuisiner dans un backpacker fantôme.
Whakapapa, marcher sur les traces des hobbits, un déjeuner sur les pierres et les chutes en point de retour.
Manquer – le cœur m'en pince toujours - les lacs saphir, la neige et la traversée du Tongariro. Faute au temps mitigé, et à l'autre temps qui court.
Desert Road et nuances ocres, immensité du plateau.
Taupo et alentours. Aperçu trop rapide. L'occasion impromptue d'une transhumance de moutons.
Filer vers Rotorua, le souffre et les geysers de boue. Et les chutes les plus spectaculaires qui soient. Un déluge exquis. Huka.
Ne rien faire finalement de ce que nous avions imaginé la veille. Oublier le vélo en forêt, préférer une tournée des lacs, Rotoiti, Rotoehu, Rotoma, Okataina. Siroter une bière en regardant le soleil se coucher sur le dernier. Des pêcheurs de pied, et puis ce vieux revenant en bateau qui nous offrit un red rainbow énorme. Nous le savourerons fumé au sucre brun avec des kumaras presque dans la foulée, mais sans lui. Il aurait été doux de s'attarder pourtant. Nous avions rendez-vous.
Plus loin vers le Nord, faire des circonvolutions autour de Whangarei. Ocean Beach, le surf et le bodyboard dans une eau brouillonne. La campagne, prés et vaches, la vue sur les vallons de Kamo. L'exploration d'Abbey Cave, l'eau jusqu'à la taille, l'obscurité glissante. Les descentes en rappel non loin. Grisant d'être attachée et de danser dans le vide. Descendre et remonter, redescendre et remonter, descendre et remonter. Cinq fois. Jouer avec les vitesses, se cogner les genoux, réviser les nœuds, s'emmêler dans les cordes, les harnais, les sangles, les mousquetons.
Vivre en version couchsurfing. Les paysages et les gens qui les habitent.
Nous avions rendez-vous.
Clint et Rosi. Sheleen et Greig. Karen, Colin et Samara. Troye.
Il fallait tenter toutes ces rencontres. Il le fallait pour l'aventure et la bienséance. Nous l'avions demandé et ils avaient accepté. Ils avaient cette ouverture et cette a priori disponibilité. Pourtant seuls Sheleen et Greig illuminent le tableau. La cuisine en carnage pour un repas indien kiwi style. Nous ouvrir la porte et nous laisser les clés. Ce n'était pas de la politesse, au contraire un véritable partage, et de naissantes complicités. L'expérience nous laisse tous jeunes et frais et forts et assoiffés.
Sans enjoliver donc. Ces deux là excepté, pas d'accointances particulières. Alors, garder la beauté de leurs lieux sinon celles de leurs âmes.
Reprendre enfin seules la route d'Auckland par les détours de la côte. Reprendre l'avion, en gardant un léger sentiment d'inachevé. Reprendre l'avion, en se répétant inlassablement qu'il faudra revenir.
Et tenter de tirer des leçons, bien que l'ensemble reste imprévisible.
abandonner la rue du long pot et se laisser glisser en deux roues vers la contrebasse, y croiser faune et flore, boire (un peu trop) et terminer sa nuit le matin.
RépondreSupprimerDiscuter avec un natif qui parle fort et ferme, qui ferme le poing pour enfin prendre un dernier bain dans la deule
j’espère que tout va bien pour vous
bises zoul
Mais c'est beau, c'est grandiose ce style!
RépondreSupprimertu ne dis pas si tu repars en 2 roues de la contrebasse ou en rampant jusque chez Carole.
Allez d'autres commentaires, please, avec de l'infinitif et des phrases tordues!