Où chinois, indiens, malais se mêlent plutôt harmonieusement, se côtoient, se superposent peut-être mieux. Et d'où résulterait en bout de course, dans cette myriade d'identités, un tout malaisien.
Où vieilles maisons coloniales décrépies, architectures post modernes exhibant des influences multiples, temples et mosquées et églises sans distinction, tours aguicheuses vertigineuses flamboyantes s'embrassent, s'enlacent, se chevauchent peut-être mieux. Et d'où résulterait une ville plutôt compacte et verte, dont on ferait facilement le tour à pied, malgré l'obsession d'autoroutes, de voies express, de ponts aériens et de circulation
Dans l'hôtel air conditionné et wifi sans fenêtre, situé sur une frontière poreuse entre Chinatown et Little India, l'accueil est charmant.
Nous arpentons, goûtons, entre noodle et steam rice.
Et perdons notre nord dans le labyrinthe de la vitrine, le golden triangle. Les jumelles Petronas, cette passerelle fragile les reliant. Les jumelles Petronas et le quartier d'affaires, à contempler mieux encore du 33e étage du Traders Hotel, où le Sky Bar et sa piscine s'apprécient avec caipiroska on the rocks. Ici, c'est un permanent chantier, une frénésie de toujours plus.
Plus tard et si près, Merdeka Square où l'indépendance jadis fut célébrée et où ce jour les sponsors en grande pompe célébraient de douteuses stars show bizz bizz.
Un marché discret derrière Masjid Jamek station et mosquée ne nous laisseront pas le temps d'un farniente sur les pelouses de Lake Garden, ni des musées que nous nous étions promis. 3 jours, juste une mise en bouche.